L'Indicible
16 mai 2005
 

Simplement

Je découpe le ciel
Comme des iris ouverts à l’amour
La douleur a pris corps
La tristesse se transforme quand je te vois, je souris, une caresse sur le bras, les nuages s’envolent simplement.
Dire avec le danger des mots, ils peuvent blesser torturer faire souffrir, alors je me lance contre toi en toi , simplement tu accueilles ce qui est si puissant tu recueilles et je m’envole avec elle nous avons si peu de temps.
La douleur a pris corps je ne t’en parle pas, pas de noir ce soir, juste l’évidence de nous deux simplement.
Je me lance dans les mots comme dans une bouche du métro une gueule ouverte grande en bras dissonants.
J’ai oublié le rêve et pourtant tu étais présent.
Tant de projets à mener tant d’organisation tant d’interférence et la douleur dans le corps.
Des tenues à trouver, des horaires à négocier, ta peau, le temps.
Elle pourra prendre le train jusqu'à Toulouse, laisser la chance que tout s’arrange que tout soit possible sa présence et la notre, malgré tous les imprévus qui accourent
comme si
Et quand il pleut cela dégouline partout maintenant, on vit dans un vaste aquarium, bouche ouverte à murmurer nos mots, des chants d’amour évidemment.
Entre nous trouver l’essence, le reste est sans conséquence, pourquoi cette relation existe son importance et puis ni l’un ni l’autre on veut que cela s‘arrête,je nous fais confiance.
Elle me dit d’être raisonnable, l’ai-je été un jour ?

Et si tout cela ne dure pas,l'amour ce que l'on nomme amour, on s'en fout

 
14 mai 2005
 

Sur le plancher une jambe refuse d’avancer une étreinte douleur et quelques cris.
Sur le plancher ton sourire et ton chant s’élèvent au milieu d’excréments animaux on a tout rencontré, on s’est encore donné oublié à peine pardonné.
Les mots déchirés délavés, libérez le cerveau, exil en couleurs
Pas bougé pas regardé pas aimé t’as pu qu’à
Attendre la magie du moment où la jambe repose sur un pan de lit où tes doigts dessinent tout la vie d’un monde, on creuse des valises sous nos yeux, on s’est ainsi aimés.
Le pont dépassé l’eau a coulé en vapeur échappée, on riait.
Il change toutes les cordes, le regard plissé tout peut recommencer en glaise argile pure ou secrète la terre d’un monde inachevé.
Il faudra expliquer tout ce dérèglement, ils réclament une logique à la folie.
Elle chantera entre le salé et le sucré, je regarde de loin si tu viens.

 
02 mai 2005
 

Soudain le temps déployait des ailes, des graines à la volée et les mains libéraient la statue qui s’immergeait dans le profond des eaux, il faudra revenir là juste pour la couleur de l’eau, ce bleu vert unique.
Le temps nous appartient, insaisissable pourtant, les draps déchirés par tant d’amour, quelque chose nous suspendait entre l’eau et la terre, une échappée de nuages, en aspiration ou en suspension, un doigt sur les lèvres, est-ce que tu seras là quand je reviendrai, est-ce que tu seras-là ?
Est-ce qu’il y a autre chose que ses croupes en furie, toute cette hystérie, est-ce que tu peux comprendre au-delà des mots ?
Les mots accablent parfois, c’est pourquoi la peinture et la danse, c’est pourquoi toutes nos mains dans la terre au plus proche de la pierre. elles pétrissent façonnent, libèrent le corps de tant de mémoires.
Distance parcours
Je pas toi

 



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