L'Indicible
30 août 2004
 

Influence Ahosera

Je suis influençable même pas par toi ni par lui, juste cette part de moi qui aime l’influence, j’éponge,j’absorbe .
Evidemment on peut faire l’amour et tout calmer, mais elle le sait cela ne résoudra rien, en fait cela sera juste pire après, après l’acte ( qui aura été évidemment correct (influence québécoise) ) il retournera à ses pénates et moi aux miennes parce que, pas mille choix oui j’exagère mais en vérité cela ressemble à cela et comme l’autre est un miroir oui c’est horrible et je me vois dans toi et tu te vois dans moi cela fait mal de voir tout cela, à genoux par terre ils prieront ( it’s just a joke )

Tu me touches les cheveux et j’aime cela, c’est fou à quel point j’aime quand tu me touches les cheveux, je sais là tu m’aimes un peu plus que ton désir.

 
29 août 2004
 

Musique et merguez

Danser jusqu’à l’étoile, fendre la lune d’une nuit pleine,
Nager hors la terre et de ses boues stellaires.
S’unir à toi aux autres.
Tu n’es pas là.
C’est grand immense, cela rebondit dans les creux de l’eau.
La hulotte crie chante
La femme dans les arbres répond, répand l’encre violente
La terre m’arrache la peau, creuse encore les os,
Elle barre le chemin de son bâton rigide
Je serai fluide ou ne serai pas
Je serai souple liane au mouvement de tes bras
Je respire en dedans, souffle d’un premier soir,
Je reconnais les limites de la mer, mes faiblesses et ne peux pas crier.
J’oublie
Je vais jusqu’au bout dans la grotte où les mots s’inscrivent
Je chante, il entend la voix de la caverne.
Au bord de la rivière,un nouveau commencement le corps sur la terre, le bois comme un amant
Je lui dis merci même s’il ne comprend pas.
Tu domines cela ne me concerne pas.
Sa main sur mon épaule m'amène aux flambeaux.

J’utiliserai toutes les techniques et ce ne sera jamais assez il manquera ton souffle, cet air que je respire.
En musique avec du champagne et du jambon à l’os
On fera l’amour en trente pages
Quand ce sera le temps.
Il ouvre les portes d’un poème
Nos corps dessinés
La connaissance suprême de nous-mêmes.

 
19 août 2004
 

La première, la dernière fois, encore elle ne sait plus compter les heures le temps l’argent, elle ne sait plus les heures à attendre rien, le mois est d’août et il grisaille les machines tournent, bruit électrique, cet été ne leur ressemble pas, il manque l’enthousiasme, la folie, l’instant juvénile bleu au goût de sable, la bombance abondante des jardins luxurieux, les peaux salées, les lèvres rouges, les corps qui s’étirent du matin au soir et la voix de la belle Aurélia.
Le vide de l’attente de rien, le vent dans les mouvements chauds, le frôlement des peaux dans la danse, juste l’attente e t j’appelle pour dire non je ne viens pas, me suis trompée de route souvent, le vent tourne une page, les pages, ai perdu le goût d’écrire ici, la maison pleure de tous ses pores, j’arrose les fleurs les feuilles vernissées de ses larmes, le monde est triste.
Il parle d’écrire ce qui donne du courage, du bonheur, et je reste perplexe, le bonheur le courage sont intérieurs en dedans, parfois un sourire, un ami, un mot tendre, la voix d’Olivia, la danse avec les femmes et le courage de Noa , je ne sais si j’ai le sens, la capacité, l’envie,le courage d’écrire le bonheur , vos yeux doux , les sages silences, les rêves à multiplier et l’instant magique.
Je pense à angélique ses dessins de fleurs, je pense à toi nos chemins dans l’ocre de la terre et ta main sur mes seins comme une récompense, une trace, une empreinte qui ne s’efface plus.
Et je danse, je ne sais peut-être que cela, la danse, une écriture avec le corps les mains les doigts et le bois long, ligneux prolongement, tu viendras peut-être, plus rien n’a d’importance , je ne dors pas dans tes bras, l’été me traverse, je danse, je dors, et j’écris pour dire que je cherche avec des mots encore un peu de toi.

 
09 août 2004
 

On a tant souffert,le reste ne compte plus.

 
02 août 2004
 

Tu reviens

Argile rouge entre mes cuisses
L’or e t le chaos de nos peaux
Tu savoures toutes mes impudeurs
Nos transes à venir embaument la nuit tropique
Tu dors dans la pénombre
Je rallume les eaux
Sous le feu des pinceaux
Saltimbanque au flou organique
Crise d’un avenir à risques
Je ne crains rien
Ni la mort ni les départs
Les aubes au chant de nos souffles
Je suis celle que tu traverses
Un chemin d’origine
Une musique monumentale
Je suis renversée inversée
Les clés nous appartiennent

Quand tu reviens un lundi, un vrai lundi de la vie, gris et poisseux, bleu de l’orage à venir, j’ai tiré sur tous les fils, il me reste dans les mains le tien, la paille courte, la soie d’ailleurs, nos doigts s’emmêlent tout comme hier sur la table de la cuisine devant le sucre et le café, cela tord tend cette averse de nos corps, il n’y a que toi
Ton sexe surgit de mes eaux étonnées, longue lame au grand vent des profondeurs, je parle dans le creux de ton cou, dans le mol de nos chairs, mes mots éclaboussent ta source.

 



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